La Nuit SFR mariera-t-elle la musique électronique au Grand Palais ?

J’ai assisté hier à une partie de la troisième Nuit SFR Live Concerts au Grand Palais, d’environ minuit à 3 h 30. Comme d’habitude j’ai tourné quelques plans, que j’ai mis bout à bout dans le montage sans prétention ci-dessous.

Affiche Nuit SFR Live Concerts au Grand Palais

La vidéo ne montre malheureusement que partiellement la scénographie, plus aboutie et réussie que l’année passée, qui allait bien au-delà de l’encadrement de la scène proprement dite, avec une centaine de sources lumineuses réparties en hauteur tout autour de la nef. Elle ne transmet donc pas la sensation d’immensité ressentie, et ce bien que la « fosse » occupait moins d’un quart de la surface totale, en raison d’une limitation à 5000 personnes.

Elle montre en revanche que les pupitreurs lumière sont loin d’avoir exploité le potentiel de cette belle installation. Un détour par la régie a rapidement révélé que les six pupitreurs (un pour la lumière de la scène, deux pour la lumière de la nef, un pour la dizaine de lasers multicolores et deux pour les visuels) étaient bien trop peu impliqués, changeant machinalement de tableau entre deux gorgées, deux cigarettes ou deux échanges avec la jeune-fille que l’un d’eux draguait.

Résultat : déjà peu réactive, la lumière est purement et simplement restée fixe pour l’ouverture du set de Cassius, sur le tube « I Love You So », probablement le point culminant du concert, en tout cas sur le plan musical.

Un mot enfin concernant l’acoustique, vraisemblablement très difficile à dompter dans un si grand volume. Si elle n’a pas posé de problème au set (trop ?) puissant mais aussi totalement décousu de Cassius, dont les deux membres étaient de toute évidence dopés aux stupéfiants, elle a en revanche plombé le set plus fin mais aussi plus inadapté d’Agoria. Peut-être aurait-il fallut multiplier les points de diffusion au lieu de s’en tenir à deux bananes.

En définitive si je devais résumer la soirée en un mot, ce serait « incohérence », tant sur le plan de la programmation, que sur celui des moyens engagés par rapport à l’implication et/ou aux compétences des techniciens. On sent néanmoins les efforts et les progrès réalisés par rapport à l’édition précédente, et SFR et La Lune Rousse parviendront probablement à terme à marier la musique électronique avec ce lieu grandiose.

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