Mais que fait la police ? Rien !

Samedi 15 septembre, 19 h, appel au commissariat du Vésinet :

« Bonjour, est-ce à vous qu’il faut signaler des motos… » (on me coupe)

« Des motos rouges et blanches qui font un rodéo ? Nous sommes au courant, mais nous avons instruction de ne pas intervenir. »

« Puis-je vous demander quel genre d’instructions ? »

« Des instructions provenant de très haut lieu, suite à la polémique de l’année dernière, après la mort d’un motard dans les mêmes conditions. »

Un quart d’heure plus tôt, mon rétroviseur a eu la mauvaise idée de croiser le chemin du guidon (ou du poing) d’une moto non-homologuée (pas de phare, type compétition d’enduro) remontant la circulation dense du boulevard Carnot de Chatou à contresens. J’avais osé klaxonner son prédécesseur.

Il s’agit visiblement d’une tradition pour le cortège de certains mariages. Du moins se faire remarquer avec un rodéo, pas nécessairement d’abimer du rétroviseur, même si celui qui a frappé le mien semblait attendre avec impatience qu’un automobiliste réagisse.

En juin 2011, dans le même contexte, une course-poursuite entre la BAC (brigade anti-criminalité) et un motard avait conduit à la mort de ce dernier, dans des conditions encore obscures : Motard tué au Vésinet, qu’a fait la police ? chez Libération.

Mais que fait la police ? Rien !

Je n’espérais rien de concret en appelant le commissariat, j’ai décroché mon téléphone pour le principe, mais je ne m’attendais pas à ce qu’on m’annonce que la police ne ferait rien. Au moins cet aveux, sonnant comme une vengeance contre la « très haute » hiérarchie, semble témoigner d’une frustration, d’un sentiment d’injustice.

« Nous avons fait des contrôles, nous montrons que nous sommes là, mais nous ne pouvons rien faire de plus. » « Ils allaient bien vers le 92 ? » « Oui, vers Rueil. » « Nos collègues sont avisés. »

Me voilà rassuré !

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