Apple sans Steve Jobs : no future ?

Depuis le décès de Steve Jobs le 5 octobre dernier, les hagiographies1, ces innombrables articles élevant le co-fondateur d’Apple au rang de saint, ont cédé leur place à d’autres beaucoup moins tendres.

Steve Jobs avec l'ordinateur Lisa en 1982

Steve Jobs avec Lisa, l’ordinateur révolutionnaire d’Apple, en 1982
Crédit : Diana Walker pour TIME

Maintenant qu’on sait tout du passé du charismatique PDG, pour le meilleur et pour le pire, nombreux sont ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de la société qu’il a fondée et longtemps dirigée. On commence seulement à s’interroger2 concernant les capacités d’innovation de cette équipe orpheline, qu’a récemment adoptée Tim Cook, de nouveau PDG de la firme de Cupertino depuis quelques semaines.

Car si Steve Jobs a indéniablement été un visionnaire aux débuts de l’informatique, jusque dans les années 1990, il n’a en fait plus rien inventé de majeur depuis.

Steve et Apple se sont depuis contentés d’appliquer la recette miracle sur laquelle repose leur succès (qui reste mérité) : améliorer des produits existants en rendant leur utilisation la plus naturelle possible. L’humanisme appliqué aux nouvelles technologies : l’homme et son expérience utilisateur avant tout.

Conscient de son état de santé, Steve a sans aucun doute inculqué à son équipe sa vision, sa méthode et son savant dosage de fonctionnalités, de simplicité et d’esthétisme.

Et je suis convaincu que la plus grande réussite de Steve Jobs depuis des années est justement cette équipe d’élites qu’il a soigneusement constituée et qui poursuivra sans mal dans cette voie.

  1. Comme l’écrit Tristan Nitot dans un billet fort intéressant intitulé Ne pas confondre génie et saint
  2. Chez Atlantico par exemple : Steve Jobs mort, Apple orphelin ?

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